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Sous-Direction de la Grande Muraille Verte et de la Reforestation – Djibouti

Djibouti accélère la mise en œuvre du programme SURAGGWA pour lutter contre la désertification et restaurer les terres dégradées

22 يوليو 2026

Financé par le Fonds vert pour le climat, ce programme phare de la Grande Muraille Verte accompagnera la restauration de 23 500 hectares de terres dégradées et renforcera la résilience des communautés rurales à Djibouti.

Djibouti, juillet 2026 – La République de Djibouti franchit une nouvelle étape dans son engagement en faveur de la restauration des écosystèmes et de la lutte contre la désertification avec l’accélération de la mise en œuvre du programme SURAGGWA (Scaling-Up Resilience in Africa’s Great Green Wall). Financé à travers la FAO en étroite collaboration avec le Gouvernement de Djibouti, ce programme régional constitue l’une des principales initiatives de la Grande Muraille Verte en Afrique.

Financé par le Fonds vert pour le climat (Green Climate Fund – GCF), SURAGGWA mobilise plus de 222 millions de dollars à l’échelle régionale et couvre huit pays situés le long du tracé de la Grande Muraille Verte: le Burkina Faso, le Tchad, Djibouti, le Mali, la Mauritanie, le Niger, le Nigéria et le Sénégal. À Djibouti, le programme bénéficie d’une enveloppe de 10 millions de dollars destinée à soutenir des actions de restauration des terres, d’atténuation et d’adaptation au changement climatique et de développement économique durable entre 2025 et 2032.

Une réponse concrète aux défis de la dégradation des terres

Dans un contexte marqué par la sécheresse récurrente, la dégradation des parcours pastoraux et la raréfaction des ressources naturelles, SURAGGWA ambitionne de restaurer 23 500 hectares de terres dégradées dans les régions d’Arta, d’Ali-Sabieh, de Dikhil, Obock et de Tadjourah.

Le programme repose sur une approche intégrée qui combine restauration écologique, mobilisation communautaire et amélioration des moyens d’existence des populations rurales. Les activités portent notamment sur la régénération des paysages, la production de plants et de semences indigènes, la création de pépinières, la mise en œuvre de techniques de conservation des eaux et des sols ainsi que la formation de techniciens villageois.

Parallèlement, SURAGGWA accompagnera le développement de filières économiques résilientes autour des produits forestiers non ligneux, notamment le moringa, le miel, le jujube, le palmier dattier, les ressources fourragères et la résine de Boswellia, afin de renforcer les revenus des communautés tout en valorisant durablement les ressources naturelles.

Des premiers résultats encourageants sur le terrain

Les premiers mois de mise en œuvre ont été consacrés à une analyse biophysique approfondie et socio-économique communautaire et à une vaste campagne de consultations et missions de terrain associant les autorités régionales, les services techniques et les communautés locales.

Ces missions ont permis de pré-identifier 23 sites prioritaires, représentant près de 5 300 hectares, grâce à une approche participative prenant en compte les réalités écologiques, hydriques, foncières et socio-économiques de chaque territoire.

Les diagnostics réalisés confirment l’urgence d’agir. Ils mettent en évidence une forte dépendance des populations au pastoralisme, une dégradation importante du couvert végétal et des parcours pastoraux, un accès limité aux ressources en eau et aux marchés, ainsi qu’une vulnérabilité croissante face aux effets du changement climatique.

Ces analyses révèlent également un fort engagement des communautés locales et leur volonté de participer activement aux efforts de restauration et de développement durable.

L’eau, un facteur déterminant pour la réussite du programme

Les évaluations de terrain montrent que la disponibilité de l’eau constitue le principal facteur de réussite des opérations de restauration. L’accès à l’eau apparait ainsi comme une condition préalable essentielle à toute intervention sur les sites identifiés.

Dans cette perspective, SURAGGWA renforcera sa coordination avec les institutions nationales compétentes ainsi qu’avec les partenaires techniques intervenant dans les secteurs de l’eau, de l’environnement, de l’agriculture et du développement rural. Cette approche permettra d’assurer une complémentarité et la synergie des investissements, d’optimiser l’utilisation des ressources disponibles et de maximiser les impacts du programme au bénéfice des communautés ciblées.

Une dynamique collective au service de la Grande Muraille Verte

Au-delà des activités de restauration, SURAGGWA s’inscrit dans une dynamique de coopération entre les institutions nationales, les partenaires techniques et financiers et les agences du Système des Nations Unies.

Des synergies sont en cours de développement avec le PNUD, le PAM, l’UNICEF, l’UNFPA, UNHCR, ainsi qu’avec plusieurs partenaires internationaux ainsi que des ONGs nationales afin de renforcer les actions dans les domaines de l’adaptation au changement climatique, de la gestion durable des ressources naturelles, de l’accès à l’eau et de la résilience des communautés.

En s’appuyant sur les acquis des projets pilotes menés en 2025 par la FAO et sur une solide mobilisation des acteurs locaux, Djibouti dispose désormais des bases nécessaires pour atteindre son objectif opérationnel de restauration fixé pour 2026 et contribuer pleinement à l’ambition continentale de la Grande Muraille Verte.

À travers SURAGGWA, le pays réaffirme sa volonté de faire de la restauration des terres un levier de développement durable, de sécurité alimentaire et de résilience climatique, tout en participant à l’un des plus grands programmes de restauration des paysages au monde.

Sous-Direction de la Grande Muraille Verte et de la Reforestation – Djibouti
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